L’obligation (fard)

 

« ce sont les actes ordonnés par Allah et Son envoyé comme les piliers de l’Islam, la croyance…Le fait d’accomplir ces actes est récompensé et le fait de ne pas les faire expose le moukallaf (responsable de ses actes) au châtiment et à la colère divine ».

 

On distingue :

une obligation à caractère individuel (fardu ‘ayn) : que chacun doit accomplir à titre individuel, faute de quoi, il s’exposera au châtiment divin : dans cette catégorie on peut trouver des obligations cultuelles : comme les 5 prières obligatoires,le jeûne du mois de Ramadan,la Zakât, et des obligations comportementales : comme le devoir de bien se comporter avec ses parents et son voisin…

Une obligation communautaire (solidaire) ou « exonératoire » (fardu kifâya) : si un membre ou une partie de la communauté l’accomplit (elle aura seule sa récompense de la part de Dieu), le reste de la communauté ne sera plus obligée de la faire et ne sera pas châtiée par Dieu s’il ne la fait pas. Par contre, si personne ne l’accomplit, toute la communauté sera responsable et sera sanctionnée par Dieu.

Les savants citent seize catégories de ce type d’obligation : mais on peut en trouver beaucoup plus par analogie. Les deux grandes catégories de cette obligation sont :

  • Des obligations communautaires cultuelles : comme le fait de s’occuper des funérailles du défunt musulman, la prière sur le mort, visiter la Ka‘aba (la maison de Dieu) chaque année (c’est-à-dire si personne ne la visite parmi les musulmans dans l’année toute la communauté aura commis un péché), le Djihâd physique, l’appel à Dieu, l’apprentissage du Coran (sauf la Fâtiha qui est une obligation individuelle pour ceux qui peuvent)
  • Des obligations communautaires comportementales : comme le devoir de sauver celui qui se noie, nourrir les affamés et les démunis du quartier de la résidence, recevoir (s’occuper) (chez soi) l’invité (l’étranger), répondre au salut (au salâm), le conseil (an-nasîha),l’appel à Dieu, la visite du malade, le « tashmît» de celui qui éternue, la jurisprudence, les sciences religieuses et les métiers essentiels et nécessaires pour le pays de l’Islam (agriculture, commerce, médecine…)…